En astronomie conventionnelle, le disque mathématique représentant la Lune est interprété comme tournant sur son axe pendant qu’il tourne autour d’un point représentant la Terre. Le présent article analyse cette affirmation en utilisant uniquement la géométrie euclidienne.
Géométrie du modèle standard

Indépendamment de sa présentation, le modèle standard se caractérise par un disque tournant autour d’un point fixe tout en maintenant alignés les trois points suivants :
- E (Earth) représente le centre de la Terre. C’est le seul point fixe de la figure.
- M (Moon) représente le centre de la Lune.
- N (Nearest) représente l’origine des coordonnées sélénographiques. Il s’agit du point de la Lune le plus proche de la Terre, situé près du cratère Mösting A.
Que le modèle soit représenté statiquement, comme ci-dessus, ou dynamiquement, comme dans les animations usuelles 1, on peut toujours identifier les trois points — E, M et N — qui demeurent alignés tout au long du mouvement lorsque le disque tourne autour du point E.
Proposition
Dans le plan, un segment de droite qui tourne autour d’un point fixe ne peut pas tourner autour d’un autre point.
Analyse du modèle
D’après la proposition précédente, le segment EM tournant autour du point E ne peut pas tourner autour du point M. Il en va de même pour le segment NM puisqu’il fait partie du segment EM. Or le disque est solidaire du segment NM. Par conséquent, le disque ne tourne pas autour de son centre M.
¹ Voir la page de la NASA consacrée au verrouillage gravitationnel (https://science.nasa.gov/moon/tidal-locking/) ainsi que l’article de Wikipédia (Rotation synchrone — Wikipédia).. Chacun présente deux figures : celle de gauche montre la représentation standard de la Lune, tandis que celle de droite illustre une configuration hypothétique dans laquelle le disque tourne de manière synchrone avec sa révolution, mais en sens opposé.
